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Au centre de la Bulgarie, dans la ville de Sliven, vit l’une des plus importantes communautés Roms en Europe. Pour se rendre dans le ghetto de « Nadejda » (Espoir), il faut passer sous les lignes ferroviaires, dans un long tunnel sans éclairage. Ainsi mis à l’écart, 20 000 Roms vivent dans une situation sanitaire et sociale miséreuse. Même si les roms « turcs », souvent commerçants, et les roms « musiciens » s’en sortent plutôt mieux que les autres appelés « nus » les biens nommés, qui vivent dans un dénuement absolu, se déplacent à cheval, fauchent l’herbe dans la ville, collectent les métaux et le bois… et vivent au jour le jour en faisant les poubelles. Leurs ruelles sont faites de boue, c’est en quelque sorte « le Moyen Age ». Les maladies comme la tuberculose sont très présentes. Certains enfants semblent en manque total de repères.

La crise économique frappe sévèrement l’ensemble du pays et ce, depuis le passage à la « démocratie » et aux privatisations qui ont profité à une minorité laissant sur le carreau de nombreux bulgares et la grande majorité des roms. Depuis l’effondrement du bloc communiste en 1989, où tous travaillaient et allaient à l’école, les roms vivent entassés dans Nadejda, sans espoir.

L’espoir justement pourrait venir des ONG roms implantées dans Nadejda qui soignent gratuitement et vaccinent les enfants. Elles militent aussi pour éduquer et envoyer les enfants roms dans les écoles bulgares. La réalité est évidemment très dure : à l’instar de leurs parents, ces enfants subissent le rejet et la discrimination des enfants bulgares, ce qui est assez naturel, mais aussi des enseignants, ce qui l’est moins.

Reportage réalisé en partenariat avec le Secours Populaire Français : www.secourspopulaire.fr